M. le Maire, quelle est la situation économique de Berck aujourd’hui ?
- Dans le domaine de l’emploi, le bassin de Berck-Montreuil, avec ses 8,9% de taux de chômage est, avec le bassin de Flandres-Lys (8,7%), le moins touché des 15 bassins d’emploi de la région Nord
– Pas-de-Calais (dont la moyenne est de 13,1%).
- Au niveau de son évolution, Berck vient d’être classée par arrêté préfectoral du 5 décembre dans la strate des communes de 40 à 80 000 habitants. Ce surclassement témoigne du développement et
du dynamisme de notre commune : plus d’habitants (en moyenne annuelle), c’est plus d’activité économique, de commerces et de services, plus d’emploi et plus de recettes pour la commune.
Par quoi est générée l’économie locale ?
L’économie locale est générée par deux vecteurs complémentaires :
- nos hôpitaux qui sont source essentielle d’emplois
- les commerces et le tourisme qui demeurent un complément indispensable
1) Concernant les hôpitaux : il faut se réjouir de l’ancrage de l’hôpital Maritime à l’APHP par la constitution du groupe hospitalier « Raymond Poincaré de Garches – Hôpital Maritime de Berck ».
Tout en reconnaissant la spécificité berckoise, ce nouveau groupe pèse davantage dans la grande famille de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris.
Les complémentarités inter-hospitalières, souhaitées par les uns et les autres depuis de nombreuses années, sont en marche. La détermination des directeurs
des établissements de la Fondation Hopale et du CHAM sont sans équivoque et la volonté de l’ARH est aujourd’hui largement affichée pour créer à Berck un pôle hospitalier au Sud de la Côte d’Opale
qui n’aura pas à rougir face à ses voisins du Nord, Boulogne, Calais et Dunkerque.
La mutualisation des outils techniques (laboratoire, stérilisation, imagerie, pharmacie…) qui se met en place, permettra de réaliser les économies d’échelle
assurant la pérennité de nos hôpitaux.
2) Dans le domaine du tourisme et du commerce : la réalisation prochaine de la thalassothérapie sur le site désaffecté de l’ancien CHG de l’Hôpital Maritime, complétée par des activités
d’hôtellerie et de restauration, de résidence hôtelière et de résidence de tourisme vont créer une nouvelle dynamique, attirer une nouvelle clientèle et générer quelques 150 emplois
nouveaux.
La construction de nouvelles halles couvertes plus attractives va, elle aussi, créer une curiosité : un évènement qui attirera l’activité économique en lien
avec le commerce sédentaire de la rue Carnot et de la rue de l’Impératrice.
Les évènements nouveaux (depuis 2001) qui attirent, sur une période courte, des dizaines de milliers de spectateurs (à l’instar des RICV qui draine
aujourd’hui plus de 500 000 spectateurs, devenant ainsi l’un des évènements majeurs de la région Nord Pas-de-Calais) doivent être maintenus : le Festival Country, le Grand Prix de Karting, le
Beach Moto Cross… et être complétés par d’autres évènements festifs qui ponctuent l’année : rencontre des 2 CV, des « coccinelles », concours d’attelages… Attirés par l’évènement particulier, les
spectateurs reviennent à d’autres moments en famille ou entre amis, profiter de notre plage et de nos espaces, et participent ainsi à la vie locale.
Comment voyez-vous l’avenir de Berck-sur-Mer ?
Beaucoup de grands projets sont sur les rails. De la force de ses deux piliers économiques que sont la santé et le tourisme, Berck-sur-Mer doit renforcer
cette double image de ville de santé et de station touristique.
- Une ville de santé : en soutenant nos hospitaliers et leurs établissements dans leur évolution et en valorisant leur image.
Je m’insurge contre cette tentative initiée par M. Vincent Léna, de faire de Berck, le fer de lance de sa croisade en faveur de l’euthanasie : Berck ce n’est
pas çà ! C’est la qualité des soins, le savoir-faire des équipes, l’accompagnement et la réparation du handicap !
- Une station touristique : en poursuivant les efforts en matière d’embellissement urbain des centres villes et du front de mer (en accompagnement de l’installation de la Thalasso).
Il faut aussi poursuivre la politique évènementielle.
Quelle place pour l’intercommunalité ?
Et puis, l’avenir de Berck ne peut se concevoir sans ses voisins de la Communauté de Communes Opale Sud.
L’aménagement prochain du Champ de Gretz entre le CHAM et les passages à niveau de Verton et de Rang-du-Fliers permettra de développer notre bassin de vie en
termes d’emplois (création et extension de la zone artisanale de Verton) et de logements (du côté de Rang-du-Fliers).
Enfin, dans le domaine social, la construction imminente de la nouvelle maison de retraite médicalisée, Boulevard de Paris, apportera un « plus » indéniable
pour nos anciens.
La mise en chantier d’une maison de quartier « Centre Social de Proximité » au Quartier Genty, à l’image de celle des Chardons, sera appréciée ainsi qu’à la
résidence du Bois qui connaîtra également une réhabilitation d’ensemble du quartier, à l’image de celle dont ont bénéficié les Chardons.
Je me réjouis d'ailleurs de constater qu'un autre candidat reprend sur son programme des projets que nous avons éléborés dans le cadre d'Opale-Sud,
tels que le Champ de Grez ou l amédiathèque... Comme quoi, nous n'avons pas si mal travaillé !
Alors, envie de poursuivre ?
Oui et plus que jamais. Nous avons aujourd'hui le recul nécessaire pour engager la seconde phase de notre projet de ville.
Notre travail acharné est payant et Berck sur Mer commence à récolter les fruits du dynamisme insufflé par la Municipalité.
Un dynamisme qui profite à chacun... y compris aux commerces, contrairement à ce qu'un candidat semble affirmer sur un de ses tracts.